L’aire de rien

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Ergoter l’égo

vendredi 2 juin 2006, par Martha

Bachibouzouk de moi-même
Nombril à triple buse
Arrête donc de te trifouiller les mois
Arrête de te branler le miroir

On se tripote tous le dar, le mont intérieur, le monstrueux intérieur.
On s’effeuille tous l’artichaut : je même, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, plouf, pas du tout,
partout, tout le temps.

Tu t’effeuilles la pensée. Tu croques les réponses des sous-bois. Sous moi. Combien de sous sortiront de moi ? Quel émois, ma bourse à moi. Ma bourse boursoufflée. Ma bourse essouflée, mangée par le monstre qui m’habite.

Enorme vulve béante, coie. Coïts de quois. Coïts de moi, sans émoi, la gueulle aux abois.
Sans jamais apercevoir rien d’autre que ce que les autres ne vous voient pas. Vous voient-ils ? Vous soit eux.
Vous voyez bien qu’on ne voit rien... que soi...

Vie vierge.
Vigne vierge.
Vile vierge, grimpante autour de mon corps, garde du corps. Bref décor...et après :Rien... La Mort...On a bien fait de se déguiser ! Cela nous a fait oublier, un temps.
Ayons pitié reposons en paix et regardons vers l’après.

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